ORATEUR : DIACRE FABRY
THEME : SAIS-TU COMMENT TU VAS
VERSET BIBLIQUE PRINCIPAL : APOCALYPSE 3 : 14 – 20 & 2 ROIS 6 : 1 – 7
Le reproche adressé à l’Église de Laodicée est qu’elle n’est ni froide ni bouillante, mais tiède. Pourtant, elle se croit dans un état de suffisance, pensant n’avoir besoin de rien, sans réaliser que sa condition spirituelle est préoccupante.
Cependant, Jésus ne se contente pas de lui faire des reproches : Il lui adresse également un appel, lui offrant la possibilité de revenir à Lui.
Face à ce passage, une question essentielle se pose : « Qui es-tu ? » Qui sommes-nous réellement ?
La réponse biblique est claire : nous sommes enfants de Dieu, selon Jean 1:12-13. Or, un enfant de Dieu doit être capable de reconnaître son identité et de comprendre ce qu’elle implique dans sa relation avec le Seigneur.
Comme le rappelle Psaume 40:8, celui qui appartient à Dieu trouve son plaisir dans l’accomplissement de Sa volonté.
- Dieu connaît notre véritable état spirituel
De nos jours, lorsque quelqu’un nous demande comment nous allons, nous répondons souvent automatiquement : « Tout va bien ! » Mais savons-nous réellement comment nous allons ? Sommes-nous capables d’identifier l’état de notre cœur et de notre vie spirituelle ?
Sais-tu réellement comment tu vas ? Quel est l’état de ton cœur ?
Il est important de reconnaître lorsque nous n’allons pas bien spirituellement, plutôt que de chercher à dissimuler notre véritable état.
Cependant, cette introspection n’est pas toujours facile. Jérémie 17:9 nous rappelle que le cœur est tortueux et difficile à sonder. Nous pouvons parfois avoir du mal à comprendre nos propres motivations et à identifier ce qui se passe réellement en nous.
C’est pourquoi nous devons nous laisser éclairer par Dieu, car Lui seul sonde parfaitement les cœurs.
- L’écart entre notre identité chrétienne et l’état de notre cœur
Lorsque nous examinons notre cœur, une question s’impose : existe-t-il un alignement entre notre identité d’enfant de Dieu et notre état intérieur ?
Nous pouvons nous déclarer enfants de Dieu tout en adoptant des comportements contraires à Sa volonté. Ce décalage se manifeste lorsque nous nous laissons guider par les désirs de la chair plutôt que par l’Esprit.
Progressivement, nous cessons de rechercher ce que Dieu veut pour privilégier nos propres désirs. Sa volonté n’est plus notre priorité, et nous entrons dans un conflit permanent entre ce que nous voulons faire et ce qu’Il attend de nous.
Cette situation finit par affecter notre comportement, nos relations avec les autres et notre attitude pendant les cultes. Notre engagement spirituel perd alors de sa profondeur et de sa sincérité.
Or, selon 1 Corinthiens 6:19-20, notre corps est le temple du Saint-Esprit. Nous sommes donc appelés à en prendre soin et à vivre conformément à notre identité en Christ.
Lorsque le temple que nous sommes individuellement est affecté, cela peut également avoir des répercussions sur la communauté que nous formons collectivement. Il est donc essentiel de reconnaître cet état et d’y remédier avant que notre foi ne glisse vers la tiédeur spirituelle dénoncée dans Apocalypse 3.
Les signes annonciateurs de la tiédeur spirituelle
Deux signes méritent particulièrement notre attention :
- La lourdeur dans nos actions et nos interactions pendant les cultes. Nous finissons par accomplir les activités spirituelles par habitude ou par simple religiosité, plutôt que par conviction. Peu à peu, notre zèle diminue et notre soif de Dieu s’affaiblit.
- Le désintéressement à l’égard des choses de Dieu. Progressivement, nous perdons notre intérêt pour la prière, la communion fraternelle, le service et les autres activités spirituelles.
Ces signes doivent nous interpeller. Ils nous invitent à examiner notre cœur et à rechercher ce qui a provoqué ce refroidissement spirituel.
- Jésus se tient à la porte et frappe
La bonne nouvelle est qu’il est encore possible de changer de direction. Jésus appelle l’Église de Laodicée à retrouver son zèle et à se repentir. Il déclare qu’Il se tient à la porte et qu’Il frappe (Apocalypse 3:19-20).
Cet appel nous rappelle que le Seigneur demeure disposé à rétablir notre communion avec Lui. Nous devons Lui ouvrir notre cœur, Le laisser sonder notre vie et Lui permettre d’agir en nous.
Le récit de 2 Rois 6:1-7 nous invite également à réfléchir à la manière dont nous faisons face à nos difficultés. Lorsqu’un homme perd le fer de sa hache dans l’eau, il reconnaît sa perte et en fait part à Élisée. Le prophète intervient alors, et Dieu permet au fer de remonter à la surface.
Ce récit nous encourage à ne pas ignorer nos manquements, mais à les reconnaître et à chercher de l’aide.
De la même manière, lorsque nous constatons une lourdeur ou un désintéressement spirituel, nous devons en rechercher l’origine, reconnaître nos difficultés avec sincérité et demander l’aide de Dieu.
Là où nos propres efforts atteignent leurs limites, Dieu peut nous secourir par Sa puissance et Sa grâce.
Le Dieu qui guérit, restaure et ouvre les yeux peut également renouveler notre cœur et raviver notre zèle spirituel.


















