Orateur : Diacre Gédéon
Thème : En 2026, touche son vêtement
Verset principal : Marc 5 : 25 – 34
Jésus, entouré d’une grande foule, se rendait chez Jaïrus, qui l’avait supplié de venir guérir sa fille gravement malade. La foule accompagnait Jésus, curieuse de voir ce qu’il allait faire. Parmi elle se trouvait la femme à la perte de sang, animée d’un désir simple mais puissant : toucher le vêtement de Jésus afin de recevoir sa guérison. La femme atteinte de pertes de sang avait énormément souffert. Pendant de longues années, elle était passée entre les mains de nombreux médecins, sans jamais connaître le moindre soulagement ; au contraire, son état ne cessait de s’aggraver. Elle avait dépensé tous ses biens dans l’espoir de guérir, mais ses efforts humains s’étaient soldés par un échec total. Elle entreprit donc de toucher le vêtement de Jésus, c’est alors qu’un miracle se produisit. Un miracle qui ne résulta pas d’un geste direct de Jésus, mais de la décision courageuse de cette femme de faire un pas de foi et de saisir elle-même son miracle.
Cette femme souffrait de pertes de sang depuis douze longues années. Douze années de douleurs persistantes, d’espoirs déçus et de recherches infructueuses. À cela s’ajoutait une lourde réalité sociale et spirituelle : selon la loi de l’époque (Lévitique 15 : 19 – 25), une femme atteinte d’un flux de sang était considérée comme impure. Tout ce qu’elle touchait devenait impur, et toute personne entrant en contact avec elle également. Ainsi, pendant douze ans, cette femme avait été exclue de la société et privée de l’accès au Temple, incapable d’offrir des sacrifices à l’Éternel. Pourtant, elle n’accepta jamais cette situation comme une fatalité.
À l’image de cette femme, il existe aujourd’hui des personnes qui vivent depuis trop longtemps dans des situations qu’elles aimeraient voir disparaître. Pour certains, la fin d’année est un sujet de joie et de célébration ; pour d’autres, elle devient un temps de remise en question douloureuse face à une réalité qui ne change pas. Douze ans d’espoirs non aboutis, douze ans de recherches sans réponse. Mais cette femme refusa d’accepter que la treizième année soit identique aux précédentes. Elle persévéra. Elle n’écarta jamais la possibilité de son miracle. Malgré l’exclusion sociale et la souffrance, elle continua de croire qu’une issue restait possible.
Au milieu de la foule, elle interrompit un récit en cours pour devenir actrice de son propre miracle. Jésus était en route pour la fille de Jaïrus, mais elle osa s’interposer par la foi. La foule était passive : elle suivait Jésus pour observer. Mais cette femme avait un objectif clair. Elle était déterminée à toucher Jésus, démontrant ainsi la grandeur de sa foi. Jaïrus demanda à Jésus de se déplacer jusqu’à sa maison ; elle, en revanche, savait qu’un simple contact avec le vêtement de Jésus suffirait, même sans attirer son attention. Elle comprit le véritable sens de chercher Dieu. Beaucoup pensent chercher, mais en réalité ne vont jamais jusqu’au bout. Ils essaient, se lassent, puis s’arrêtent. Cette femme, après avoir cherché partout, comprit que sa solution ne viendrait que de Dieu. Elle aurait pu être paralysée par la peur. Elle n’avait pas le droit de se trouver dans une foule. Elle risquait le rejet, la honte et la condamnation. Mais elle avança quand même, jusqu’à atteindre Jésus et toucher son vêtement. Elle comprit que lorsque la foi a longtemps été vécue dans le silence, il arrive un moment où elle doit s’exprimer, se rendre visible, voire choquante. Car la foi qui agit est celle qui produit des résultats.
Le sens du toucher est profond et significatif. C’est le seul sens qui nous met en contact direct avec notre environnement. Par le toucher, on peut être contaminé, influencé, transformé. Par le toucher, un transfert peut s’opérer. De même, par l’imposition des mains, un transfert spirituel peut avoir lieu. Si le toucher dans le monde physique est capable d’influencer le corps, combien plus le toucher dans le monde spirituel peut-il transformer une vie. Cette femme comprit que toucher Jésus, c’était toucher Dieu, et qu’un tel contact produirait un résultat divin. Pourtant, la foule touchait Jésus elle aussi, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit d’extraordinaire. La différence résidait dans la foi, l’intention et l’objectif. Le divin peut rester charnel lorsque la foi est absente, mais il devient surnaturel lorsque le cœur est pleinement engagé.
La femme avait la conviction que si Jésus est Dieu, toucher son vêtement suffirait. Souvent, nous cherchons à poser des actes spectaculaires pour obtenir des résultats spectaculaires, oubliant que Dieu est si grand qu’un geste simple, posé avec foi, peut produire un miracle. Toucher le vêtement de Jésus semblait insignifiant, mais cet acte déclencha une guérison totale. Une foi aussi petite qu’un grain de sénevé est capable de déplacer une montagne.
En 2026, Refuse que ta situation demeure inchangée.
En 2026, Décide de toucher le vêtement de Jésus et mets tout en œuvre pour entrer en contact avec Lui.
En 2026, Tant que Dieu n’a pas dit que c’est impossible, continue de croire.
En 2026, Tant que tu n’as pas fait tout ce qui est en ton pouvoir, continue de croire.
En 2026, Même lorsque tu auras l’impression d’avoir tout essayé, continue de croire, de chercher et de persévérer.
La femme eut la révélation de ce qu’elle devait faire pour que sa situation change. Toi aussi, Dieu peut te révéler l’action de foi à poser.
Le miracle est possible en 2026. Il suffit d’être en contact avec le Divin.



















